Articles

Journée mondiale de la métrologie 2026


La Journée mondiale de la métrologie est une célébration annuelle de la signature de la Convention du Mètre, le 20 mai 1875, par les représentants de dix-sept pays.

La métrologie, science de la mesure, joue un rôle central dans la découverte scientifique et l’innovation, la fabrication industrielle et le commerce international, l’amélioration de la qualité de vie et la protection de l’environnement mondial.

Le thème de la Journée mondiale de la métrologie 2026 est : La métrologie pour renforcer la confiance dans l’élaboration des politiques.

Un message vidéo de la directrice du BIPM a été réalisé à cette occasion.

Plus d’informations sur le site du World Metrology Day.

SCINTI+

Dans le cadre du projet SCINTI+ (Scintillation Characterization and INtegration for improved Ionizing-radiation metrology), coordonné par B. Sabot et financé par le LNE et le CEA, cette initiative marque le lancement d’une démarche structurée visant à rassembler, normaliser et diffuser des données de référence sur les propriétés des scintillateurs. Elle constitue une première étape vers la création d’une bibliothèque ouverte et facilement exploitable par la communauté, afin de faciliter la comparaison, la sélection et l’utilisation des scintillateurs pour la métrologie des rayonnements. De nouveaux développements seront prochainement présentés, notamment autour de la méthode Compton-TDCR, qui ouvre des perspectives intéressantes pour la caractérisation et l’utilisation des matériaux scintillateurs.

Initiative Internationale sur les Paramètres Fondamentaux (IIFP)

L’Initiative Internationale sur les Paramètres Fondamentaux (IIFP) a été initiée par le LNHB et le PTB pour répondre aux besoins de données fiables pour caractériser les interactions des rayons X avec la matière. Ces données ou « paramètres atomiques fondamentaux », revêtent une importance capitale pour l’interprétation des techniques analytiques basées sur la fluorescence X, afin de fournir des résultats quantitatifs fiables. Les domaines applications sont nombreux et variés, allant de la physique fondamentale à la caractérisation des matériaux à l’échelle nanométrique, en passant par l’environnement et le patrimoine culturel.

Dans ce cadre, plusieurs expériences et calculs théoriques ont été menés conjointement par différents instituts nationaux de métrologie, laboratoires universitaires et entreprises industrielles pour de nouveaux paramètres atomiques traçables. Ces résultats devraient profiter à une large communauté d’utilisateurs.

Des réunions sont régulièrement organisées pour faire le point et susciter de nouvelles collaborations entre les partenaires.

Plus d’informations : http://www.lnhb.fr/home/conferences-publications/iifp_wg/

RadonNet

Le LNHB coordonne le projet européen de métrologie sur le radon, RadonNET (23IND07). Conformément à la directive 2013/59/Euratom, les États membres sont tenus de réduire la concentration en activité du 222Rn dans les bâtiments publics et privés, lorsque les niveaux dépassent régulièrement le seuil de référence de 300 Bq·m⁻³. Les autorités sont mandatées pour mettre en œuvre des stratégies d’atténuation respectant les normes fondamentales de sécurité, afin de protéger les citoyens contre l’exposition aux rayonnements ionisants liés aux descendants du 222Rn.

Ce projet vise à relever le défi de la quantification des concentrations en activité du 222Rn dans l’air intérieur, en particulier dans les grands bâtiments conçus pour les villes du futur, avec un accent mis sur les infrastructures connectées et à faible consommation énergétique. Le développement de méthodes et de capteurs pour détecter les concentrations en activité du radon, ainsi que la mise en place d’un réseau de capteurs étalonnés, permettront d’améliorer la métrologie in situ du 222Rn et d’apporter un soutien essentiel à l’industrie européenne pour la protection contre les rayonnements ionisants.

La datation 14C, ses applications classiques et insolites

Présenté le 1er décembre 2022
par Lucile BECK
Laboratoire de Mesure du Carbone 14
CEA/CNRS/IRD/IRSN/MC-LSCE

La méthode de datation par le radiocarbone est basée sur la décroissance radioactive du carbone 14, isotope radioactif naturel du carbone. Cette technique a vu le jour dans les années 1950 après la découverte de l’isotope dix ans plus tôt, d’abord créé artificiellement, puis mis en évidence dans la matière vivante naturelle. Son utilisation comme chronomètre a valu à W. F. Libby le prix Nobel de chimie en 1960. Depuis, des milliers de datations de matériaux d’origine organique (bois, os, parchemin, tissus, coquillage, graine, cheveux, sédiments, tourbes, …) ont été effectuées à travers le monde pour des applications archéologiques ou environnementales. L’utilisation de la spectrométrie de masse par accélérateurs a permis un bond inestimable dans la mise en œuvre de la méthode à partir des années 1980-1990 ; il a alors été possible de diminuer les prises d’échantillons jusqu’à des masses qui ont rendu réalisable l’application de la technique à des œuvres très précieuses ou à des matériaux à faible teneur en carbone comme le fer ou la céruse. Des exemples de datations classiques ou plus insolites, développées au LMC14, seront présentés lors de ce séminaire.

Fête de la Science 2022

La Fête de la Science s’est tenue du 7 au 17 octobre 2022.

Le LNHB, en charge des unités de mesure dans le domaine des rayonnements ionisants (becquerel, gray et sievert), a participé à la journée organisée à cette occasion par le LNE sur le thème « Le monde de la mesure ».

Celle-ci a eu lieu le samedi 15 octobre 2022, de 10 h à 17 h, au siège du LNE à Paris. 

Plus d’informations sur le site du LNE.

Un résumé de cette journée en vidéo.

Sources X Compton intenses et compactes
Le projet ThomX

Présenté le 6 octobre 2022
par Marie JACQUET
IJCLab, CNRS, Orsay

La puissance croissante des lasers permet aujourd’hui le développement de sources de photons de haute puissance basées sur la rétrodiffusion Compton. Des rayons X de quelques dizaines de keV peuvent être produits à partir d’impulsions laser et de paquets d’électrons accélérés à quelques dizaines de MeV. Ce procédé permet de concevoir des sources compactes (installations de ~ 100 m2) fournissant des faisceaux X de haute intensité, de haute luminosité et accordables en énergie dans la gamme 10-100 keV.
Avec le développement de ces sources, des méthodes expérimentales ambitieuses utilisées aujourd’hui uniquement dans des installations synchrotron pourraient être développées dans un laboratoire, un musée ou un hôpital.
Parmi les nombreux projets de sources Compton de haut flux en cours de développement dans le monde [1, 2], le projet français ThomX [3] installé sur le site de l’Université Paris-Saclay est le plus avancé. ThomX vise à délivrer 1012-1013 ph/s dans la gamme 40-90 keV, avec une brillance de 1010-1011 ph/s/mm2/mrad2/0,1%bw. Ces caractéristiques seront suffisantes pour réaliser une large gamme d’expériences dans divers domaines (biomédecine, préservation du patrimoine culturel, science des matériaux [4]). Le commissioning de la machine ThomX vient de commencer.

L’état de l’art de cette nouvelle génération de sources de haut flux sera d’abord présenté, puis la machine ThomX, son état d’avancement et son potentiel d’applications seront décrits.

[1] M. Jacquet, Nucl. Instr. & Meth. B 331 (2014) 1.
[2] M. Jacquet & C. Bruni, J. Synch. Rad. (2017) 24.
[3] K. Dupraz et al, Physics Open, Elsevier, 2020, 5, pp.100051.
[4] M. Jacquet, Phys. Med. 32 (2016) 1790.