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Nouvelles références métrologiques pour la radiothérapie

Les faisceaux de photons délivrés par l’accélérateur médical Varian TrueBeam installé sur la plateforme DOSEO sont désormais les faisceaux de référence utilisés pour l’étalonnage des centres cliniques de radiothérapie. Il fallait pour cela disposer des nouvelles références métrologiques en termes de dose absorbée dans l’eau.

Réalisations :
Les calorimètres eau et graphite sont utilisés au LNHB comme instruments primaires, pour des mesures dans les faisceaux de photons et d’électrons de la dose absorbée dans l’eau.
Dans le cas de l’accélérateur Varian TrueBeam, les calorimètres ont permis de déterminer les coefficients d’étalonnage en dose absorbée dans l’eau de 3 chambres d’ionisation de référence pour les différentes qualités de faisceaux délivrées (6, 10, 15 et 20 MV). Ils sont tracés en fonction d’un indice de qualité des faisceaux appelé TPR20,10 (Tissue Phantom Ratio 20,10).

 

Résultats majeurs :
L’incertitude obtenue sur les coefficients d’étalonnage des chambres d’ionisation est de l’ordre de 0,5%.
Les résultats ont montré un bon accord avec les coefficients d’étalonnage précédemment obtenus à partir des calorimètres graphites sur les faisceaux de l’ancien accélérateur du LNHB (Delphes, Saturne 43).
La redondance d’équipement (calorimètre graphite et eau) au LNHB est unique en europe. Elle permet de disposer de références établies à partir de deux méthodes indépendantes et de conforter ainsi ses références en améliorant la maîtrise des incertitudes pour l’étalonnage des centres cliniques.

Mesure primaire du thoron

La concentration en thoron en France est estimée au dixième de celle du radon et constitue donc un enjeu non négligeable de santé publique. Pour répondre au besoin de traçabilité des mesures de ce descendant du thorium naturel, un nouvel instrument étalon primaire a été développé et validé au LNHB pour raccorder les instruments de mesure de l’activité volumique du thoron dans l’air.

Réalisations :
– Réalisation d’un système de mesure du thoron adapté (courte période de 55,8 s)
– Étude complète des propriétés nucléaires du radon, du thoron et de leurs descendants
– Description des phénomènes de charge des aérosols submicroniques, ainsi que leur transport dans l’air

Résultats majeurs :
L’analyse des spectres alpha obtenus a permis de qualifier précisément l’activité volumique d’une atmosphère en thoron avec une incertitude-type relative associée de 1 %. Le dispositif, portable, a ainsi permis d’étalonner l’atmosphère en thoron produite dans l’enceinte Baccara, le banc expérimental du Laboratoire de physique et de métrologie des aérosols (LPMA) de l’IRSN dédié aux études sur la métrologie du radon.
Comparaisons avec ENEA (Italie) dans le cadre du projet européen de métrologie MetroNORM

POUR ALLER PLUS LOIN :
This work has been supported by the European Metrology Research Programme (EMRP), JRP-Contract IND57 MetroNORM.
– Sabot B., Pierre S., Michielsen N., Bondiguel S., Cassette P., (2015), Development of a primary thoron activity standard for the calibration of thoron measurement instruments, Radiat Prot Dosimetry 167 (1-3), 70-74.
https://doi.org/10.1093/rpd/ncv221
– Sabot B., Pierre S., Michielsen N., Bondiguel S., Cassette P., (2016), A new thoron atmosphere reference measurement system, Appl Radiat Isot. 109, 205-209.
http://dx.doi.org/10.1016/j.apradiso.2015.11.055
– Sabot B., (2015), Calibration of thoron (220Rn) activity concentration monitors, PhD Thesis,
http://www.theses.fr/2015SACLS122

Journées Utilisateurs LNHB 2017

Venez nous rencontrer lors des journées utilisateurs !

Les 16 et 17 mars 2017, vous pouvez participer aux journées utilisateurs LNHB et rencontrer nos équipes et collaborateurs.

Ces journées ont eu lieu à DOSEO au CEA de Saclay.

Programme, posters et présentations sont maintenant disponibles.

 

 

 

 

La découverte de la radioactivité

Une illustration de la démarche scientifique : la découverte de la radioactivité

Depuis la formation de la Terre, la radioactivité est présente dans toute la matière. Mais ce n’est qu’à partir de 1896, grâce à la découverte d’Henri Becquerel, que la radioactivité devient un sujet d’étude majeur. Revivez en vidéo l’histoire de cette découverte marquante.

 

 

 

 

Espace jeunes du site internet du CEA

Vous souhaitez préparer un exposé en sciences, travailler un TPE/TIPE ?

Où bien réviser certaines notions scientifiques ?

Le CEA met à votre disposition de nombreux contenus pédagogiques et supports multimédias dans les domaines suivants : énergies, énergie nucléaire, énergies renouvelables, radioactivité, climat, technologies, santé et sciences du vivant, physique-chimie, Univers.

Découvrez également les nombreux métiers de la recherche scientifique via des témoignages et des fiches métiers.

 

 

 

Livret sur la radioactivité

La radioactivité n’a pas été inventée par l’homme.
C’est un phénomène naturel qui a été découvert à la fin du XIXe siècle.


La radioactivité n’a pas été inventée par l’homme. Elle a été découverte, il y a un peu plus d’un siècle, en 1896, par le physicien français Henri Becquerel. Ce dernier cherchait à savoir si les rayons qu’émettaient les sels fluorescents d’uranium étaient les mêmes que les rayons X découverts en 1895 par Wilhelm Roentgen, physicien allemand. Il pensait que les sels d’uranium, après avoir été excités par la lumière, émettaient ces rayons X. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’à Paris, en mars 1896, il découvrit que le film photographique avait été impressionné sans avoir été exposé à la lumière du soleil ! Il en conclut que l’uranium émettait spontanément et sans s’épuiser des rayonnements invisibles, différents des rayons X. Le phénomène découvert est appelé radioactivité (du latin radius : rayon). À la suite des travaux d’Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie isolèrent en 1898 le polonium et le radium, des éléments radioactifs inconnus présents dans le minerai d’uranium.

 

Poster sur la radioactivité

La radioactivité en poster

La radioactivité est un phénomène physique spontané par lequel des noyaux instables d’atomes émettent des rayonnements. Naturelle ou artificielle, son impact sanitaire dépend de l’exposition, annuelle ou ponctuelle, de la dose reçue et des organes touchés. Quelques notions clés pour mieux se repérer…

 

 

 

 

L’homme et les rayonnements

L’homme est exposé à toutes formes de rayonnements naturels provenant du sol, de l’espace, du Soleil, et même dans son propre corps. Ce phénomène a été découvert à la fin du XIXe siècle.

C’est en 1895 que l’homme a pris conscience qu’il était entouré de rayonnements invisibles, quand Wilhelm Roentgen met en évidence qu’une plaque photographique peut être impressionnée par ce rayonnement pouvant traverser la matière. Il l’appelle X (symbole de l’ “inconnue” en mathématiques).

Les médecins comprennent immédiatement son intérêt et l’utilisent pour leurs recherches médicales : c’est le début de la radiologie.